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07.02.2020 – Suite de l’instruction sur les assassinats commis à Binyampuri par le NDC

Lors de l’audience du 7 février, la Cour a poursuivi avec l’instruction sur l’assassinat du colonel Cuma et des autres victimes, et avec l’audition des parties civiles Nkulu et Makelele. De nouveau, aucune mesure de protection des victimes a été mise en place.

La Cour a accordé la parole à toutes les parties de manière équitable pour qu’elles posent des questions aux parties civiles. Elle a voulu savoir si, à part le colonel Cuma et le colonel Pilipili, il y a eu d’autres morts lors de l’embuscade. La partie civile Nkulu a répondu que trois autres personnes seraient mortes lors de l’attaque, bien que le corps de l’un d’entre eux n’a pas pu être retrouvé. Son cadavre, selon le récit de la partie civile, serait tombé dans un ravin et en conséquence dans la rivière Lowa lors de l’attaque.

Une discussion sur cette question et sur la dynamique de l’attaque a suivi pour plus de deux heures, le prévenu Cheka contestant les allégations de la partie civile. Les avocats des parties civiles ont donc demandé à la Cour de ne pas s’attarder sur cette question et de revenir à l’essentiel de l’instruction, qui concerne les deux parties civiles constituées.

La Cour a fait droit à leur demande et a poursuivi avec l’instruction. Le prévenu CHEKA a alors introduit une requête visant à ce que la Cour entende les témoins à décharge, dans le respect du principe de l’égalité des armes et des droits de la défense. Il a demandé à la Cour soit de se déplacer sur le lieu des faits (WALIKALE) pour les entendre, soit que la MONUSCO ou des ONG prennent en charge les frais de déplacement des témoins à décharge.

La Cour a décidé d’examiner la requête du prévenu lors de la prochaine audience et a renvoyé la cause au 13 février 2020.

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