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04-15.07.2019 – L’analyse des liens entre le NDC, l’Etat congolais et la MONUSCO perturbée par la santé des accusés

Trois audiences se sont tenues entre les 4 et 15 juillet 2019. Le traitement de la question des liens entre les NDC et l’état congolais n’a que peu avancé.

Dans un premier temps, le prévenu Kamutoto a remis en cause la légalité du procès-verbal reprenant ses déclarations, qui auraient été extorquées sous la contrainte par un officier de police judiciaire, ce que le Ministère public a réfuté. A noter que la Cour a accepté le transfert de cet accusé à l’hôpital pour raisons de santé, tout en maintenant son obligation de se présenter aux audiences.

Cheka a une fois de plus affirmé ne pas être le supérieur hiérarchique des NDC et qu’il avait déjà donné les noms des responsables au sein du gouvernement congolais. Il a également déclaré avoir collaboré avec la MONUSCO sur les questions de protection de la population civile.

Lors de l’audience du 15 juillet, Cheka a soulevé deux questions préalables qui ont accaparé la Cour. Il s’est tout d’abord étonné de la présence de sa famille à l’audience alors que celle-ci était supposée être en lieu sûr à l’étranger, sous la protection de la MONUSCO. Il a également affirmé ne pas avoir mangé depuis trois jours. La Cour a appelé le directeur de la prison à la barre, qui a nié ces déclarations et rapporté un incident entre Cheka et sa famille.

Après un examen médical réalisé par un médecin appelé par la Ministère public, il a été constaté que Cheka n’était pas en mesure de comparaître. La Cour, suivant l’avis médical, a alors renvoyé la cause à l’audience du 18 juillet 2019.

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